HISTOIRE

Les nouveaux programmes en terminale

Trois émissions de la « Fabrique de l’histoire » par Emmanuel Laurentin sur france culture concernant les nouveaux programmes d’histoire en terminale.

Emission du mardi 06/11/2012 :

L’histoire sociale et culturelle de l’Allemagne.

Avec Sandrine Kott, professeure d’histoire contemporaine de l’Europe à l’université de Genève, spécialiste d’histoire sociale de l’Allemagne contemporaine, en particulier l’histoire du travail et des politiques sociales.

Et Michel Christian, docteur et enseignant au lycée Honoré-D’Urfé à Saint-Etienne, auteur d’une thèse sur l’histoire sociale des partis communistes en RDA et en Tchécoslovaquie, nous abordons la question de la centralité du travail dans la société allemande et ses conséquences.

Les invités expliquent comment la démocratie sociale a précédé, dans ce pays, la démocratie politique et le rôle du mouvement ouvrier dans ce contexte; le débat, chez les socialistes allemands, entre partisans de la participation au pouvoir et tenants de l’opposition résolue; l’impact de la Première guerre mondiale sur le mouvement ouvrier; la captation d’un dicours sur le monde ouvrier par le parti nazi et enfin l’impact de la création d’un pays socialiste, la RDA, après la seconde guerre mondiale.

Emission du mercredi 07/11/2012 :

L’historien et les mémoires de la guerre d’Algérie.

Avec Naima Yahi, historienne spécialiste d’histoire culturelle, auteur d’une thèse sur les artistes algériens en France, fondatrice de l’association «Pangée Network» et Tramor Quemeneur, historien enseignant, chargé de cours à Paris 8, spécialiste de la guerre d’Algérie, nous abordons ce matin un des chapitres sur la mémoire de ce nouveau programme, celui de la guerre d’Algérie.

L’émission débute par la remise en cause de l’idée reçue d’un grand silence qui aurait envahi le pays à l’issue du conflit. Nombre de livres ou de films évoquent la guerre mais ils ne sont pas forcément lus ou vus. Puis nous nous arrêtons sur l’émergence d’une « génération beur » en France et sur les questions qu’elle pose à la mémoire nationale. Nos invités parlent ensuite de la « guerre des mémoires » qui n’a cessé de se développer depuis les années 70, du nombre croissant d’historiens qui se consacrent à ce conflit et du bras de fer franco-algérien sur la question.

Emission du jeudi 08/11/2012 :

Les Etats-Unis et le monde depuis les « 14 points » du président Wilson.

André Kaspi, professeur émérite d’histoire nord-américaine à la Sorbonne.

Pauline Peretz, maître de conférences à Nantes et chercheuse au Centre d’études nord-américaines de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), rédactrice en chef à La Vie des idées.

Les nouveaux programmes en première

Deux émissions de la « Fabrique de l’histoire » par Emmanuel Laurentin sur france culture concernant les nouveaux programmes d’histoire en première.

Emission du lundi
14/01/2013 :

Les Poilus de 40, Récits d’une défaite.

Ils avaient vingt ans en 1940. Mobilisés lors de la seconde guerre mondiale, ils ont participé à la Bataille de France de mai et juin 1940. Certains ont participé aux combats les plus héroïques, d’autres se sont rendus sans avoir tiré un seul coup de feu. Tous ont connu la défaite et l’emprisonnement, parfois pour de longues années.

72 ans plus tard, les souvenirs restent intacts. Leurs témoignages inédits ressuscitent un épisode tragique de l’Histoire française, occulté par l’occupation allemande, la shoah et les combats de la résistance. Dans leurs récits transparaît la fougue et les espoirs déçus d’une jeunesse défaite et d’une nation humiliée, encore hantée par la gloire des anciens de 14-18.

Avec Stéphane Hessel, Gustave Jorand, Jacques Sauvage, Geoffroy de Navacelle, Serge-Jacques Philippe et Marcel Pavot.

Emission du jeudi
17/01/2013 :

Débat : la querelle du consentement, partir à la guerre : contrainte ou enthousiasme ?

la Fabrique revient sur la « querelle du consentement » avec Nicolas Offenstadt et Stéphane Audoin-Rouzeau. Comment est-elle née dans les années 90 ? Quel était le contexte ? Est-elle dépassée aujourd’hui ? Etait-elle franco-française ? En quoi a-t-elle façonné le paysage historique ? Ses analyses servent-elles à comprendre d’autres conflits du XX eme siècle ? Quelles conséquences a-t-elle sur la recherche historique sur la Première Guerre Mondiale ? Une rencontre stimulante.

Invité(s) :
Nicolas Offenstadt, historien, maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.
Stéphane Audoin-Rouzeau, historien spécialiste de la Grande guerre, professeur à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales .